Mescladis, Fete des Langues, Decazeville

 
 
 

 

Pas de Fête des Langues à Decazeville en 2009

fete langues dkz.jpgChaque année, nous attendons tous avec impatience la fin du mois de juin. Parce que c’est le début de l’été, les vacances pour certains et surtout le moment, grâce à Mescladis, de rencontrer le monde. Rencontrer le monde à Decazeville. 
Car la Fête des Langues, c’est avant tout cela. 
C’est le moment de croiser les peuples européens, méditerranéens, africains, asiatiques, tous ces hommes et femmes arrivés avec leurs cultures sur notre territoire depuis longtemps ou plus récemment. La Fête des Langues c’est le moment d’apprendre à se connaître, se respecter, échanger.
C’est faire connaissance avec la langue, les coutumes, la cuisine… de l’autre. C’est s’ouvrir au monde. 
La Fête des Langues, c’est aussi des expos, des débats et des forums sous les platanes, l’ouverture vers les écoles, la jeunesse.
C’est aussi écouter de la musique et des chants venus du fin fond de l’Auvergne, de Marseille ou de Toulouse, mais aussi d’Europe centrale, d’Espagne, d’Afrique ou d’ailleurs.
fete langues 2008.jpgNous avons passé des moments exceptionnels avec Rona Hartner, Oai Star, Kesaj Tchavé, Mercedes Peon… 
Tout cela sur une place Decazes, pleine de monde.
Car la Fête des Langues c’est une vraie fête populaire : ouverte, généreuse, gratuite.
Un moment de bonheur, de paix et de fraternité.

C’était presque trop beau.
Dans la période de crise que nous sommes en train de vivre, lorsque l’Etat ou les collectivités locales veulent faire des économies, ils tapent d’abord dans la culture. Surtout lorsque cette culture est un peu « subversive », qu’elle incite à la solidarité et qu’elle engage un tant soit peu à réfléchir.

C’est ce qui arrive à la Fête des Langues. L’Etat, à travers la Drac, ne veut plus financer et le Conseil Général de l’Aveyron (qui ne voit que par le goudron et le béton) en profite pour diviser par deux son aide.
Il ne reste que les aides de la communauté de communes et du conseil régional.
Trop peu pour engager l’édition 2009 sans risque pour les organisateurs.
Lamentable !

Alors que faire maintenant.
Soutenir l’association Mescladis qui « a plein d'idées en tête pour l'avenir » et dont « l'envie de continuer est intacte ».
Et tout faire pour que l’édition 2010 de la Fête des Langues revienne place Decazes.

Photos : jlc

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En 2009, la fête des langues sera muette.pdf