Antennes Ccfd

 
Lourdes
 
Il est de tradition que lorsque nos tournées nous ménent vers le sud-ouest, nous en profitons pour faire un petit pélérinage a Lourdes. A chaque fois nous nous arretons a l´Antenne locale du Ccfd, ou nous sommes merveilleusement bien recu par Lisette Prost, qui nous recoit toujours avec un gouter, et aussi un petit groupe d´invités, de bénévoles, avec les quels nous partageons nos chants et eux, nous font profiter de leur savoir et expérience et nous content la vie de Bernadette. Il en fut de meme durant l´été 2015, et c´est la soeur Isabela qui a servi de guide. Un petit spectacle improvisé de chants sacrés tsiganes a clos notre rencontre, avant d´aller au sanctuaire.
 
 

Actualités

vendredi 14 août, 23:28, Saint Evrard

 

Les jeunes de Kesaj Tchavé de passage

Publié le 14/08/2015 à 07:47

Culture

Kesaj Tchavé a mis l'ambiance devant l'espace Vie et Foi, avec des chansons en langue romani./ Photo A. G.

 

Kesaj Tchavé, un groupe de 29 jeunes, accompagnés par Ivan et Helena Akimov, a fait un arrêt à Lourdes à l'invitation de CCFD Terre solidaire. Les jeunes artistes roms en ont profité pour improviser un spectacle.

Une reprise de «Hallelujah», de Leonard Cohen, entonnée par une trentaine de jeunes dans les Sanctuaires. Un spectacle improvisé qui a surpris les pèlerins et les touristes passant par là, s'arrêtant pour apprécier et faire quelques photos. Entre Perpignan et la Bretagne, les jeunes de Kesaj Tchavé ont tenu à faire une halte à Lourdes, à l'invitation du CCFD Terre solidaire de la ville. Cette troupe de chant et de danse réunit une trentaine de jeunes artistes roms de Slovaquie. Kesaj Tchavé se traduit par «les enfants de la fée», en français. «C'est un conte de fée, dont la morale est que si l'on veut recevoir de l'amour, il faut d'abord savoir en donner», explique Ivan Akimov, le créateur de ce projet parascolaire, né il y a une quinzaine d'années en Slovaquie. Avec sa femme Helena, ce musicien à l'énergie débordante a créé un établissement accueillant les enfants roms vivant dans des bidonvilles pour les faire revenir dans le cursus scolaire. Il a décidé d'aider ces jeunes, car «je souhaite qu'ils soient moins déracinés».

Tout en développant leur culture musicale. «Pour eux, c'est un ciment, une motivation. ça sert à faire passer des messages éducatifs. D'autant plus que la culture rom est un patrimoine fort, qui se vit au quotidien, spontanément. Musicalement, j'apprécie», remarque Ivan Akimov. Depuis 2008, le projet a été étendu à la France. Et, sur cette tournée estivale en Europe, «sans un sou», quelques jeunes Français se sont joints à la troupe.


Le chiffre : 29

jeunes >Roms. Originaires de France et de Slovaquie, tous chanteurs et danseurs à la fois.


En visite sur les pas de Bernadette

Les jeunes de Késaj Tchavé, à peine sortis du bus qui les conduit en tournée, ont profité d'une visite de Lourdes avec une sœur de Nevers. Pour elle, «le destin de cette fille modeste peut leur parler». Puis, ils se sont changés, arborant foulards fleuris et ROBES  colorées à volants pour un spectacle improvisé à quelques pas des Sanctuaires, près de l'espace Vie et Foi, créant un attroupement de passants venus les écouter. Avant de visiter la Grotte, où certains ont même déposé quelques cierges.

 

 

 

 
Le Pouzin
 
Dans le cadre de la tournée d´été 2015 nous avons participé a la soirée de la Randonée terre solidaire, organisée par l´antenne locale du Ccfd au Pouzin. L´acceuil fut plus que chaleureux et l´hébergement dans les familles de meme. 

Randonnée Terre Solidaire

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La fête au Pouzin vue par la presse !

Par CCFD - Terre Solidaire Rhône-Alpes le jeudi 30 juillet 2015, 11:54 - Le Pouzin - Confluence - Lien permanent

Sur le concert de Kesaj Tchavé vendredi soir :

 
 
 
 

Lourdes

aout 2011

Après Auch, direction Bayonne, plus précisément Boucau, qui nous a concocté une étape au Capbreton. Dès que j’ai eu Michel Molina d’une associations de Voyageurs de Boucau au téléphone pour mettre au point notre passage, j’ai compris que c’était un grand enthousiaste. Tout était ok. Même le cachet. On nous donnerait encore plus, on le mérite. C’était trop beau pour être vrai, mais j’étais trop heureux d’avoir enfin un  partenaire  miraculeux pour me poser des questions, et de toute façon je n’avais pas le choix. Tout était convenu plus d’un mois à l’avance. Le  seul problème, c’était le gars de la sono qui n’était pas disponible le jour prévu pour notre concert. Nous devions nous produire sur une super scène de la Scène Nationale. Je n’y prêtais pas attention, on finirait bien par  trouver quelqu’un pour la table de mixage, au pire, on fera sans sono. La veille du départ Michel m’apprend que l’étape chez eux est supprimé parce qu’ils n’ont trouvé personne pour nous sonoriser. Je n’en reviens pas. Pour nous cela équivaut à du terrorisme. On est mutilé sans aucune raison ni possibilité de se défendre. Trois jours à meubler au pied levé avec plus de trente gosses. Je l’implore de nous prendre quand même, même sans le spectacle, au moins qu’ils nous fournissent un hébergement et de la nourriture, nous ferons des concerts gratuits, on jouera sur des terrains, pour des écoles, peu importe, l’essentiel est qu’on ait où se poser trois jours. Michel promet de faire son possible, et malgré la déconvenue qui vient d’arriver, je le crois, sentant au bout du fil le brave gars qu’il est. En catastrophe nous cherchons quand même d’autres alternatives, mais vu l’urgence, il n’y a pas beaucoup d’espoir de trouver une solution. Finalement le groupe Rodinka se propose pour nous héberger chez eux, à Carcassonne, mais Molina nous appelle pour nous dire que la municipalité de Boucau nous propose une prise en charge hébergement restauration dans un super centre de vacances EDF à Capbreton, juste en face de l’océan… Bon, Lourdes est sur notre chemin, c’est le moment où jamais d’aller allumer un cierge.

En effet Lourdes est pratiquement sur le tracé de notre route, tous sont croyants, certains même pratiquants, du moins c’est ce que je déduis en les voyant faire le signe de croix chaque fois que nous passons devant une église ou un crucifix. Alors je demande à Julie du CCFD de me passer un contact sur Lourdes qui m’expliquerait comment ça se passe là bas, car vu que nous y passerons le lundi de Pâques, je crains une affluence record, et j’aimerais avoir quelqu’un sur place qui m’aiderait à m’y orienter. En même temps cela pourrait être une occasion de rencontres, d’échanges, nous pourrions par exemple chanter dans une église, etc. Le garçon que j’ai au bout du fil me propose d’abord des ateliers découvertes pour les enfants moyennant 4 eu par personne, j’essaie de lui expliquer gentiment notre propos. Je dois  rappeler plus tard. Finalement on se met d’accord  pour passer au centre dans le courant de l’après-midi. En arrivant à Lourdes un orage éclate pile lorsque nous voulons nous garer. On a un peu de mal à trouver l’adresse, nous passons par la gare des bus où une tribu de Roms roumains campe à même le bitume mouillé. Le temps que j’aille chercher le centre, nos gars font connaissance avec eux, une vielle mamie nous demande comment marche la manche en Slovaquie et voudrait rentrer avec nous. A vrai dire nous n’avons pas la force d’intervenir et de leur chanter au moins une chanson comme nous l’aurions fait une autre fois. Nous sommes crevés, il pleut, tout le monde a faim, on n’a pas de provisions et on ne sait pas trop ce qui va se passer. Nous arrivons au centre, Luisette nous reçoit gentiment, nous invite à monter dans la petite salle qui a juste assez de sièges pour nous accueillir. Il n’y a qu’elle, donc pas de rencontres, ce n’est pas grave, je lui demande de bien vouloir nous expliquer brièvement ce qu’est Lourdes, pourquoi les gens y viennent du monde entier. Elle se met à nous conter l’histoire de Bernadette, la petite gamine pauvre, sans chaussures, vivant dans une cabane… Je traduis, Luisette continue, en décrivant de manière simple, ce qui a amené Bernadette jusqu’à la fameuse grotte où elle a eue ses visions. Au fur et à mesure que nous entrons dans le récit, je m’aperçoit que tout ce qui est censé d’être décrit comme faisant partie d’un autre monde, la misère de la famille de Bernadette, son extrême dénuement, la maladie de son père, etc., fait partie du monde ordinaire de ces gosses qui écoutent un peu leur propre histoire. Eux non plus n’ont pas de chaussures, ou alors juste une ou deux paires pour toute la famille, n’ont pas à manger, habitent dans des huttes sans lumière ni chauffage… J’en fais part à Luisette qui continue son récit et arrive au moment des apparitions. Là pareil, rien de surprenant, au contraire, le surnaturel étant tellement présent dans leur imaginaire, que la question que Luisette pose dans tout son honnêteté sur les apparitions ne se pose même pas pour eux. Bien sûr que la petite a vue la Vierge. Il ne peut pas en être autrement. Les miracles existent. Sinon ils ne seraient pas là…   Il est temps de s’en aller. Nous proposons de chanter une chanson pour remercier Luisette. Lors de toutes les tournées nous avons toujours une chanson différente, qui est un peu le tube du moment, que les gosses chantent spontanément à toute occasion. Et celle de la tournée en cours, comme par hasard, raconte exactement la même histoire, celle d’une gamine de misère, dont la mère est malade et sait qu’elle va mourir… Que dire. Même moi j’ai eu des larmes aux yeux lorsqu’ils l’ont chanté.  Suit la visite de la grotte, plein de petites bouteilles d’eau bénite, les cierges à l’église. Pendant ce temps je réussi mon petit miracle à moi, à savoir trouver le lundi de Pâques une épicerie ouverte et apporter de quoi faire des sandwichs le temps que  tout le monde rentre de l’église. Nous pouvons mettre le cap sur Capbreton.