Une élue tzigane en Slovaquie

 

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Anna Koptova fait partie de l’élite tzigane. Issue d’une famille de musiciens, elle a quitté la maison familiale pour étudier.

En 1990, à la chute du régime communiste, elle a été élue au Parlement de ce qui était encore la Tchécoslovaquie. « J’étais indépendante mais je représentaisL’initiative civique rom, l’une des composantes du mouvement qui a fait tomber le régime ».

Deux années formidables pour les Tziganes : « Nous avons été reconnus comme minorité, avec des droits, nous pouvions nous exprimer dans notre langue. Des programmes en romani étaient diffusés à la télévision et à la radio. »

C’est aussi à cette époque que le conservatoire tzigane, financé par l’État a été créé à Kosicé. Anna Koptova l’a d’ailleurs dirigé à la fin de son mandat politique. Depuis 1992, pas un seul Tzigane n’a siégé au Parlement slovaque.

« Les Tziganes s’intéressent aux affaires politiques du pays, reconnaît Anna Koptova, mais ils n’ont pas tous la faculté de s’impliquer. Quant à ceux qui en ont les capacités, les Slovaques ne leur donnent pas la possibilité de gravir tous les échelons ».

Depuis quelques années, Anna Koptova s’est lancée dans un nouveau défi : faire vivre un lycée qui accueille les Tziganes.

 

Directrice du Lycée privé de Kežmarok

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Anna Koptová fait partie de ces personalités qui agissent au lieu de parler. Quand notre pays était privé de liberté elle écrivait des poémes sur la volonté de sauver et élever la langue et la culture romani. Depuis les années 90 elle n´a plus le temps d´écrire de la poésie. 
Anna Koptová est née le 7.11.1953 a Slovenská Ves, pres de Kežmarok, dans le département de Poprad. Son pere, Gustav Klempár était issu d´une célébre famille de musiciens, dans les années 50 et 60 il était chef d´orchestre du groupe folklorique Magura, qui a été fondé aupres de l´usine de textile Tatralan a Kežmarok, ou il était employé comme ouvrier. Lorsque les enfants ont grandis, leur mere a était aussi employée comme ouvriére. Les parents soutenaient leurs neuf enfants dans leurs études, ils voulaient qu´ils accédent a  un niveau de vie plus élevé. Leur fille ainée étudiait en secondaire, ce qui était dans le commencement des années 60 inhabituel meme dans le milieu non-rom. Depuis qu´elle était petite, Anna Koptová savait qu´elle voulait devenir journaliste. Elle était fascinée par le travail avec les informations - la possibilité d´influencer positivement le monde autour de soi et les rapports entre les gens. Elle a finie le lycée de Kežmarok, en 1977 elle a étée promue a la chair de journalistique de l´Université de Komenský a Bratislava. En ce temps, grace a sa soeur ainée, qui travaillait dans une école maternelle, elle a fait la connaissance avec Milena Huschmanová, qui lui a fait découvrir le monde de la misére matériele et la richesse culturelle des bidonvilles roms, tellement éloigné de la doctrine officielle sur la vie dans le socialisme.
Peu de temps apres avoir rejoint son premier emploi, la rédaction de Východoslovenské Noviny (quotidien de l´Est slovaque), elle a participé au 2. congrés d´IRU (Union Internationale Rom) a Genéve en 1978. La rencontre avec les activistes roms du monde entier et par la suite l´expérience des pressions de la STB (sécurité intérieure de l´état a intimidée Anna et ses proches, ils voulaient les obliger a collaborer, empécher son frere d´étudier) l´ont portée a adopter une position de refus envers la politique du Parti communiste de l´époque, non seulement dans son attitude envers les Roms. Elle a du changer d ´employeur, ses prises de positions par rapport a l´autodétérmination nationale des Roms était considérées comme "ennemies du peuple tchécoslovaque". 
Jusqu´a la révolution de velours elle a travaillée comme rédactrice du journal d´une entreprise de construction, Inžinierske stavby a Košice, dans les années 1990-1992 elle était députée au Parlement slovaque. Avec 10 autres représentants roms elle a oeuvrée pour le profilement de la monorité rom du point de vue législatif, la création des classes de préparation, du Conservatoire rom, du Théatre professionnel rom (Romathan a Košice). Koptová est aussi devenue sa premiére directrice dans les années 1992 - 1998.
Avec Elena Lacková et Miroslav Lacko elle fonde en 1991 l´Union culturelle des citoyens de nationalité rom et ils ont commencé a éditer le premier journal rom Romano ľil / La feuille rom. Elle est présidente de l´Association pour le soutien de l´éducation des Roms en Slovaquie, la fondatrice et directrice de la Fondation de la Bonne fée romani Kesaj (d´aprés un personnage de conte de fées, qui redonne la vue aux Roms et apprend aux gens a donner de la bontée), qui se concentre sur l´éducation, la culture, les activités éditoriales et la défense juridique des minorités éthniques. Depuis 2003, la Fondation est investigateur et Anna Koptová directrice de la premiere école rom - Le lycée privé rom de la rue Glaktická de Košice, qui est devenue une école pilote pour la mise en oeuvre de la langue rom dans le cursus scolaire des Roms. Elle s´occupe aussi de la standardisation de la langue rom - elle est membre du groupe d´experts qui prépare les nouvelle régles de l´ortographe rom, elle oeuvre pour la mise en place des matiéres scolaires - la langue rom et la litérature rom dans le cursus scolaire des écoles élémentaires et secondaires. Elles a écrit le Dictionnaire de poche rom (Košice, 1995). Elle a traduit en romani la tragédie classique de Frédérico Garcia Lorca, Les Noces de sang, la comédie musicale Les Tsiganes monent au ciel et d´autres. Elle est mariée, a deux filles, l´ainée finit les études de romistique et hinduistique a la Faculté UK a Prague.
 
Jusqu´a la moitié des années 90 elle publiait ses poémes  dans les périodiques roms. Actuellement elle ne se consacre plus a la poésie. Dans le receuil de la poésie rom des onze auteurs, Kale ruži / La Rose noire, qui a été suppervisé pour l´édition et pour les traductions en tchéque par Milena Hubschmanová, sont parues trois de ses poémes" Dživeha / Tu viveras (traduction Anna ˇYigová), Lungo Drom  Long chemin et Čučipen / le Vide. Elle a écrit en introduction: "J´ai commencée a écrire en rom en hiver  1988. La vie m´a amenée a cela. Est aussi parceque j´ai eu l´occasion de découvrir les poémes et les nouvelles d´autres Roms. J´était stupéfaite comme le romani est beau." Anna Koptová démontre la connaissance des canons littéraires et des régles de la poétique. Avec bravoure elle utilise la groupement des mots avec une signification simmilaire, et démontre ainsi la richesse de la langue rom, avec la figure poétique de la répétition elle témoigne de la nécéssité du partage et de la cohérence rythmique. Le poéme "le Vide" tient la comparaison avec la poésie moderne, dans la quelle il importe peu de quel nationalité est l´auteur - elle fait référence aux sentiments existentiels humains d´ordre général. 
l´article est paru dans Romano voďi 7-8/2010
Lenka Jandáková