Fin du nomadisme

 
ÉCRIT PAR LE ROMISTE RASTISLAV PIVOŇ

Il est difficile de porter un jugement sur l´interdiction du nomadisme d´un point de vue d´aujourd´hui

Publié le 29. 10. 2013 o 6:54 Auteur: Rastislav Pivoň

Il y a 55 ans, le nomadisme des Roms a été interdit. La plupart d´entre eux a acceuilli cette directive avec satisfaction.

Le nomadisme a été interdit chez nous par les communistes 
Foto: ARCHÍV - TASR

En octobre 2013 la Slovaquie a commémorée le 55iéme anniversaire de la loi n. 74/1958 Zb. sur la sédentarisation des personnes nomades.

Dans le années 50 du 20-iéme sciécle, ont proliféré les plaintes sur les Roms Olah nomades. Leur maniére de vivre ne nécessitait pas de maintenir avec les habitants autochtones des bons contacts, leurs lieux d´existence changaient souvent, ils ne connaissaient pas les gens qu´ils côtoyaient, il leur a été aisé de pourrir la vie aux gens par des délits mineurs.  

La situation s´est dégradée a tel point, que les hommes, dés qu´ils étaient au courant de la proximité des nomades, n´allaient pas au travail. Les femmes olah étaient tellement téméraires, qu´elles n´hésitaient pas a voler les paysanes sous leurs yeux. Les Comités nationaux en ont informé le Ministére de l´Intérieur et le Sécrétariat du PC.

Les Roms nomades ne causaient pas en général de gros dégats, mais, par exemple, en début de septembre 1955 ils étaient interceptés avec une incoryable quantité de 800 kg de luzerne. Celle-ci appartenait a l´Entreprise nationale a Drienovce, et les nomades ont été sommés de la restituer au propriétaire.

Le Comité national a réclamé une intervention prompte et une résolution efficace des problemes et il a fourni au Ministere de l´Intérieur la liste des paysans lésés aux quel on a volé de la volaille, de l´argent et autres biens.

Les colonels Jeleň et Bächer ont été désignés pour régler le contentieux. Ceux-ci, lorsqu´ils ont appris que l´on a confisqué aux Roms les chevaux, ont immédiatement ordonné au Comité national de rendre ceux-ci aux nomades. 

Donc, en octobre 1958, a été promulguée la loi sur la sédentarisation des nomades. Cela a été fait sur la base d´une étude relativement sérieuse de la vie des nomades, qui a été menée par le Ministére de l´Intérieur, mais avec la participation des ethnologues, des travailleurs sociaux et des médecins.  .

Il ne s´agissait pas uniquement des Roms

En février 1958 a été, de par la loi, efféctué le recensement des personnes nomades, et en Tchécoslovaquie on a compté pratiquement 50-mille nomades. Il ne s´agissait pas uniquement des Roms ethniques, mais aussi des membres de proffessions itinérentes diverses, des forains, etc.

Bien qu´aujourd´hui on raconte sur la sédentarisation de ces personnes toutes sortes de choses, il est indéniable, que la majeure partie d´eux ont accueilli la loi avec satisfaction. Ils se rendaient a la conscription habillés en gala, et avec enthousiasme ils réclamaient les appartements. 

Il est vrai, qu´il y a eu aussi des exceptions. Un groupe "des gens du monde" interceptés a Petržalka, a refusé de se laisser dactyloscopier, et ont désigné ces pratiques comme "hilériennes". Un certain tonnellier, se déclarant Roumain, a meme écrit une lettre au président Novotný, et ouvertement déclaré que s´il ne l´aidait pas, il s´adresserait meme a la Roumanie. Novotný a ordonné d´extraire la personne de la conscription.

Apres la conscription, les Olah ne pouvaient plus changer de place. Les chevaux étaient immobilisés, mais du moment qu´ils étaient la propriété des Roms, il était impératif de les vendre et de restituer l´argent aux nomades. D´autres chevaux ont été interceptés. Mais déja en ces temps, certains Olah se déplacaient a l´aides des véhicules, surtout des tracteurs.

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Les nomades se sont vite habitués

Dans les archives nous n´avons trouvé qu´un seul cas, lorsque les Roms ont émigrés a cause de la sédentarisation forcée. Il s´agissait d´une famille arretée a Bratislava, et ceux-la sont partis en Pologne. Parait-il parceque la-bas il n´y avait aucune contrainte.

Les Olah devaient temporairement habiter dans des maringottes, chariots, des vagons ou des batiments abandonnés et l´habitat devait etre peu a peu réglé.

D´apres les document d´époque, les nomades se sont vite accoutumés, ils entretenaient leurs demeurs propres, souvent encore plus porpres que les gadjes, et meme, la plupart du temps, on était satisfait d´eux au travail.

Beaucoup de ceux qui se souviennent de la vie sur les routes disent que "en ce temps la, ils allaient tres mal". De meme les rapports médicaux d´époque témoignent des difficultés leur vie, notamment du point de vue de la santé. La majorité d´entre eux étaient gravement malades, ils souffraient de la tuberculose, de la galle, et aussi de la malnutrition.  

Les comités du peuple visitaient souvent les familles, ils s´entretenaient avec eux, leur donnaient des cours d´alphabétisation, et relativement aisément on arriver a régler les problemes sociaux.

Ils ont vendu leurs appartements, ils en voulaient des neufs

Mais certains nomades ont décidé de profiter du systeme. Ils vendaient leurs appartements, dormaient dans les gares, et ils réclamaient des nouveaux appartements. 

Dans  le discrict de Trnava nous avons découverts plusieurs cas, lorsque les terrains et le matériel de construction qui leur était alloué, était vendus  aux gadjés, et les Roms ont du retourner habiter dans les baraquements.

Il y a eu aussi des cas contraires. František Stojka était lors d´une réunion publique proclamé comme travailleur et toujours bien et propre habillé, servant d´exemple aussi aux blancs.

Les spécialistes considérent la loi 74/1958 Zb en générale comme négative, comme usurpant les droits de l´homme. C´est une question de point de vue, il est difficile de juger ce temps d´un point de vue actuel : quels étaient les droits de l´homme des enfants affamés, quels étaient les droits de l´homme des adultes, qui audessus d´un feu de camp secouaient les poux de leurs chemises?

Stačí sa pozrieť na život Rómov tam, kde oficiálne kočovanie nezakázali. Rozhodne sa nedá povedať, že by vo Francúzsku, Anglicku, Rumunsku alebo vo Švédsku mali lepší život iba preto, že majú voľnosť. Jednak je táto „sloboda“ obmedzená podmienkami táborenia, no najmä treba nájsť zdroje obživy a to v súčasnosti nie je jednoduché.

Kedysi stačilo nakúpiť tovar u výrobcu a so ziskom ho predávať po odľahlých dedinách (u nás je známy prípad nákupu smaltovaného riadu vo Fiľakove a jeho rozvozu kočovníkmi po celom Slovensku). No v čase, keď supermarkety majú svoje pobočky aj vo väčších vidieckych sídlach, je tento spôsob obživy náročný.

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Kočujú dodnes

V Rumunsku je dodnes tento život nezávideniahodný, no pre ľudí, ktorí nemajú inú možnosť znesiteľný – zbiera sa kovový odpad, úroda z polí, chodí sa na krátkodobé príležitostné brigády.

Aj postoj majoriného obyvateľstva k Rómom svedčí, že ani poskytnutie „slobody“ nič nevyriešilo. Vo Francúzsku neznášajú kočovníkov práve tak ako na Slovensku tzv. osadníkov.

Olaskí, kočovní Rómovia na Slovensku boli známi ako prefíkaní obchodníci. V minulosti obchodovali s koňmi a veru, bolo umenie zo sotva na nohách stojacej mršiny v priebehu niekoľkých dní vytvoriť tátoša, za ktorého im ešte dobre zaplatili. Pravda, koník po krátkom čase opäť spustol, no Olach sa nedal prehovoriť: „ja som ti predal koňa zdravého, ty mi vedieš chorého“- bola častá odpoveď, keď sa podvedený kupec domáhal svojich peňazí.

Vec sa obvykle skončila pokonávkou. Róm vrátil asi tretinu peňazí, ktoré za koníka dostal a zviera si vzal späť. A tak jedného koňa predal aj niekoľko krát.

Po zákaze kočovania väčšina z nich nastúpila riadne do zamestnania a mnohí z ich potomkov už ani nevie, že ich dedovia boli kočovníci (sami ani netušia, že majú olaské korene).

Niektorí však na nové, socialistické ekonomické podmienky reagovali po svojom: Nedostatok niektorých druhov tovarov využili nato, aby trh zásobovali načierno. Využívali svoje bohaté kontakty s Rómami v zahraničí a tak práve oni boli tí, u ktorých ste zohnali v 80. rokoch tak módne digitálky, kašmírové košele či iné komodity.

Skončil socializmus aj zlatá éra

Olaskí Rómovia tak patrili k najbohatším ľuďom v ČSSR, vedeli zohnať valuty, zlato všetko, čoho bol nedostatok.

Títo ľudia otvorene priznávajú, že ich zlatá éra skončila spolu so socializmom. Rozmach obchodovania, kšeftovania, nečakaný dostatok lacného textilu, obuvi, tvrdá konkurencia z Ázie im vytrhla z rúk dobré živobytie.

Život na voze ale nebola nijaká romantika, lež tvrdý boj o prežitie. Zachoval sa aj televízny záznam, kde sa obyvatelia prívesov nevedia dočkať súdruha, ktorý rozdáva byty. Faktom zostáva, že je to už 55 rokov, odkedy kolesá na vozoch olaských Rómov u nás zastali. Zrejme už navždy. 



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