Mateo Maximov

/Barcelona 1917 – Pariž 1999/

Po otcovi Kalderaš, po matke Sinto-Manuš. Pastor evanjelickej cigánskej misie.

Mateo Maximov patril k prvým rómskym autorom vo svete, ktorého diela vydávali nielen vo Francúzsku, kde žil, ale aj v iných krajinách. Písal prevažne francúzsky, príležitostí na publikovanie v rómčine bolo veľmi málo. V kalderášskej rómčine publikoval niekoľko poviedok a ďalších textov v rómskom časopise Les Études Tsiganes. Pozoruhodným dielom v kalderášskej rómčine je jeho preklad celého Nového zákona.

Bibliografia:

Les Ursitory - Sudičky - preložené do 23 jazykov

Le prix dela liberté  -  Cena slobody

La septieme Fille – Siedma dcéra

Condamné a survivre – Odsúdení na prežitie

La Poupé de Maméliga – Panenka Maméligy

Viguerka – Vingerka

Dites-le avec des pleurs – Plačte, keď o tom budete hovoriť

Ce monde qui n´est pas le mien – To nie je môj svet

Routes sans roulottes – Cesty bez vozov

Les Gens du Voyage – Ľudia ciest

Hlavné ceny

Rytier umenia a beletrie – rok 1985 – udelené Ministerstvom kultúry Francúzska

Cena deviatich múz – rok 1987

 

Matéo Maximoff, écrivain tsigane

 

Né en 1917 à Barcelone d’un père Rom Kalderash venu de Russie et d’une mère Manouche de France, Matéo Maximoff est le plus connu des écrivains tsiganes de langue française.

 

En voyant le petit Matéo jouer dans la cour devant la baraque de ses parents, parmi les détritus, dans l’odeur acre des acides utilisés pour l’étamage des métaux, personne - sauf peut-être les « Anges du Destin » qui s’étaient penchés sur son lit à sa naissance – n’aurait pu prédire la carrière prodigieuse qui serait la sienne quelques années plus tard.

 

Sa mère, Pavlena, décède lorsqu’il a huit ans puis son père, Lolia, meut à son tour. Matéo a quatorze ans, il est l’aîné de cinq enfants et doit travailler pour nourrir des frères et sœurs. Ses parents ne lui ont jamais appris à lire et à écrire et il n’a jamais mis les pieds dans une école. C’est donc seul qu’il apprend, en recopiant les lettres qu’il voit sur les affiches ou dans les revues. Il exerce tout d’abord le dur métier de chaudronnier comme son père, puis devient par la suite projectionniste ambulant dans les campagnes aux côtés de ses cousins manouches.

 

C’est en 1938, alors qu’il est en prisonné à l’issue d’une rixe, que son avocat l’encourage à écrire son premier roman, « Les Ursitory ». Mais la guerre survient et il est interné avec toute sa famille dans les camps français de Gurs et de Lannemezan dans les Pyrénées. Ce n’est qu’après la guerre, en 1946 que son roman, « Les Ursitory » est publié aux éditions Flammarion.

 

Il entame alors une longue carrière d’écrivain. Il écrit une dizaine de romans et collabore à des ouvrages photographiques. Il écrit dans de nombreuses revues et participe à des congrès roms ainsi qu’à des conférences internationales.

 

En 1949, il est l’un des fondateurs des « Etudes Tsiganes », une association qui aide ceux qu’on appelaient alors « les nomades » et qui publie une revue qui fait connaître la culture des Roms, Manouches et Gitans.

 

De père orthodoxe et de mère catholique, il se convertit en 1961 au pentecôtisme, mouvement religieux adopté depuis par des milliers de Tsiganes en Europe et dont il devient rapidement pasteur. Dès lors, il consacre une grande partie de sa vie à la traduction de la Bible en langue romani tout en continuant de publier des romans.

 

Installé à Montreuil puis à Romainville, dans la banlieue parisienne, il parcourt le monde sans relâche pour faire connaître les Roms, défendre leurs droits et lutter contre l’exclusion.

 

Matéo décrit, à travers ses livres, la vie et les coutumes des siens, qu’ils soient Roms ou Manouches, mêlant son expérience personnelle à la mémoire de ses ancêtres. Ses livres sont traduits dans une dizaine de langues.

 

Matéo Maximoff, disparu en 1999, reste encore aujourd’hui le premier et le plus grand romancier tsigane du 20ème siècle. Sa personnalité hors du commun, son œuvre prolifique et son engagement auprès des Roms font de lui un auteur incontournable de la littérature tsigane dans le monde.