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fermeture du college

06/11/2017 20:23

3 novembre 2017

Suite à l’inspection académique du début d’octobre, nous devons cesser nos activités pédagogiques. Depuis l’ouverture de notre école, il y a 6 ans, une telle alternative était pratiquement constamment à l’ordre du jour. Dans le contexte qui est le nôtre – premier contact avec des populations précarisées et marginalisées, il n’est pas possible d’être parfaitement conforme aux normes en vigueur dans la société majoritaire. Par ex. nous ne disposons pas de salle de gym, nous n’avons pas de labos, pas plus que de lavabos dans chaque salle de classe, etc. Et tout cela est obligatoire. Mais l’inspection a surtout constaté que le niveau général de nos élèves est bien en dessous de la norme (c’est bien pour cela que nous les prenons chez nous, et nous essayons de remonter la pente progressivement…). Nous avons aussi procédé de manière trop  bienveillante lors des examens d’entrée des nouveaux élèves (sinon il n’y aurait eu personne). C’est simple, on peut comparer le niveau de nos élèves à celui des banlieues difficiles. Il est certain qu’une remise à niveau s’impose, le tout est, comment y arriver… pour motiver les élèves, trouver le moyen de communication adéquat, et persévérer… L’inspection a fait son travail, à ce  niveau on ne peut pas leur reprocher de malveillance ou parti-pris, il faut se plier à la règle, c’est tout. Par la suite nous avons eu des réactions affolées de la part des hautes instances académiques au niveau national, du Ministère de l’éducation, et aussi au niveau international, relevant de la Commission européenne, car en effet, notre école qui ferme, c’est la moitié de l’enseignement rom en Slovaquie qui disparaît (il n’y a que deux écoles comme la nôtre au pays), ce qui n’est pas très bon pour l’image de marque par rapport à toutes les attentions que l’on porte aux Roms, mais lorsque dans le passés nous nous sommes adressé à ces instances, par ex. pour l’éternelle question des locaux, jamais on ne s’est soucié de notre sort…

 

Dans l’immédiat, il fallait s’occuper du sort de tous les élèves, trouver des solutions pour les recaser dans d’autres écoles. Pour  les plus jeunes ce n’était pas évident, car partout c’est surchargé, l’éducation nationale n’arrive pas à suivre l’explosion de la démographie de la population rom. C’est maintenant que l’on s’aperçoit à quel point ils se sont identifiés à l’école. Ils étaient ceux qui voulaient aller plus loin, ceux qui voulaient y arriver… Retourner dans des écoles ordinaires ou des centres d’apprentissage est très mal vécu pour la plus part d’entre eux, et il faut bien dire que leurs perspectives se trouvent maintenant bien amoindries. Mais le point positif est, que tous les anciens sont conscients des causes profondes de ce qui vient d’arriver, c’était une histoire rom, ce sont eux, les Roms, qui ont fait cette école, c’était leur succès, mais aussi leur faillite, s’ils n’étaient pas assez assidus et assez studieux. A ce niveau, on peut s’en prendre qu’à soi, ce n’est pas la peine de chercher des causes extérieures, des excuses toutes faites. Tous les élèves, les Roms, sont responsables de leurs agissements, de leur destin. Personne ne pourra faire le travail à leur place…

 

Cela nous déstabilise énormément aussi au niveau du groupe. De nouveau se pose l’éternelle question des locaux. Par le passé nous avions, pendant des années, profité des locaux de l’ancienne maison familiale de Helena, mais les choses ont bien changées, en l’espace d’une année plusieurs des anciens sont partis, et nous ne pouvons plus disposer de ces lieux. Nous avons un sursis jusqu’à la fin de novembre avec les locaux de l’école, mais il faut absolument trouver autre chose ensuite, au moins pour avoir où mettre nos affaires, les costumes de scène et les instruments de musique. Et bien sûr, pour avoir un endroit où répéter, où se retrouver. Dans la petite ville de Kezmarok, il n’y a pas de locaux qui seraient disponibles et qui conviendraient à nos activités. Et c’est partout la même histoire, il est très difficile de se faire accepter lorsque l’on arrive avec des populations marginalisées… Nous avons déposé une demande auprès de la Mairie, nous cherchons nous-mêmes, il faut absolument trouver une solution, au moins pour avoir où entreposer le matériel. Pour les répétitions, nous pourrions éventuellement les faire de nouveau dans les bidonvilles, cela nous est déjà arrivé plus d’une fois, mais les costumes et les instruments, nous ne pouvons pas les entreposer à la maison, il nous faut un local pour cela.

 

En ce qui concerne l’école, il faut d’abord clore ce chapitre avec l’inspection, qui n’a pas encore rendue son rapport. Il faut « sauver les apparences », que tout soit en règle, qu’il n’y ait pas de pénalisations. Hélas, les questions de fond, comment faire avec cette réalité rom, ne sont jamais posées ni même abordées. C’est d’autant plus consternant que c’est un vraiment un problème récurrent chez nous, la preuve, le débat politique des élections régionales qui auront lieu demain, est en grande partie tourné sur la question rom et sur les manifestations d’extrémisme que cela génère. J’espère que, une fois que tout sera réglé, nous aurons l’occasion de débattre de notre expérience avec des institutions concernées, car c’était quand même une expérience inouïe, et ce serait dommage de ne pas en tirer des enseignements au niveau de l’enseignement… L’école de Kosice, qui était à l’initiative de notre lycée, continue ses activités, il y a plus de 300 élèves qui suivent les cours du premier cycle. Dans l’immédiat, nous ne pouvons pas nous prononcer sur l’éventualité d’une reprise d’activités pédagogiques telles que nous les avons pratiquées avec notre collège et lycée. Il est certain qu’il faut persévérer dans cette voie, on ne peut pas caser indéfiniment des jeunes sur des voies sans issues… 

appel a souscription pour la BD Tsiganes, paradis des yeux

13/06/2017 21:28
Chers amis

J'ai le plaisir de vous annoncer le lancement de la souscription
 pour ma BD TSIGANES, LE PARADIS DES YEUX 
qui retrace l'histoire du groupe KESAJ TCHAVE.

C'est une BD en couleur de 208 pages avec un chapitre documentaire et un CD. 

Une coédition L'Oeuf et Goater en partenariat avec notre association YEPCE.


Images intégrées 3

 
À l’occasion d’un retour vers ses origines, le musicien Ivan Akimov, qui avait fui le pays lors du printemps de Prague, redécouvre la richesse de la culture rom dans les bidonvilles de Slovaquie. Lui qui a fait carrière dans les cabarets russes parisiens est frappé par le talent des jeunes roms. Il se démène pour créer « Kesaj Tchavé» , groupe improbable constitué d’enfants et d’adolescent des ghettos tziganes. Ivan réalisera avec eux un rêve fou : amener ces enfants sur les scènes internationales. Une aventure pleine de rebondissements haute en couleur comme le dessin de Johann Le Berre qui reprend avec fraicheur le récit d’Ivan Akimov.
-- 
Yepce Association

Mail: yepce.mail@gmail.com


 
N’hésitez pas à faire circuler dans vos réseaux. Merci

 

Visite de l´ambassadeur et remise du prix UP

12/06/2017 12:44

La France en Slovaquie

Ambassade de France à Bratislava

 

Rencontre de l’Ambassadeur avec la communauté Rom

 

A l’occasion d’un déplacement dans l’Est de la Slovaquie les 31 mai et 1er juin 2017, l’Ambassadeur de France a rencontré des acteurs engagés pour l’intégration des Roms dans la région de Kežmarok et de Košice. M. Christophe Léonzi a pu apprécier le dynamisme des associations qui s’efforcent d’améliorer la situation des Roms sur le plan, notamment, du logement et de l’éducation.

 

A Kežmarok, M. Léonzi a rencontré Ivan Akimov dans le collège privé qu’il a créé afin de scolariser une soixantaine de jeunes Roms. M. Akimov a également fondé, en 2000, avec son épouse d’origine Rom, l’association Kesaj Tchavé ("Les Enfants de la fée"). Cette association rassemble de jeunes Roms issus de communautés marginalisées de la région de Kežmarok autour de spectacles de musique et de danse. La troupe de jeunes Roms a effectué de nombreuses tournées à l’étranger, qui l’ont même conduit à l’Olympia en 2014. Depuis 2011, les efforts de l’association portent également sur le fonctionnement d’un collège/lycée privé Rom, ouvert en 2014, grâce auquel des jeunes Roms ont obtenu le baccalauréat l’année dernière. Récemment, l’association Kesaj Tchavé s’est vue remettre une aide financière par la fondation Up du Groupe Up-Chèque déjeuner.

 

Accompagné de M. Akimov, l’Ambassadeur de France s’est également rendu à Košice, où il a visité le quartier de Lunik IX, accompagné du maire, M. Marcel Šaňa.

Par ailleurs, M. Léonzi a rencontré la directrice de l’établissement scolaire (école primaire, collège et lycée) privé Galaktická de Košice, où ont été scolarisés, depuis 2003-2004, des centaines de jeunes Roms habitant en majorité à Lunik IX (166 élèves actuellement). Pour la première fois, en 2016, 16 élèves ont obtenu le baccalauréat, dont la moitié est actuellement à l’université.

 

Enfin, l’Ambassadeur s’est rendu à Rankovce, village proche de Košice, où l’ONG ETP anime un centre communautaire (école maternelle, soutien scolaire, activités culturelles et de loisir pour les jeunes Roms) et un programme de micro-crédit permettant à quelques dizaines de familles roms d’acquérir des terrains et de construire leur propre maison.

 

 

 

Remise du prix de la Fondation UP a la résidence de l´ambassadeur de France a Bratislava, Mr. Leonzi

Mme Oľga Nachtmannová, secrétaire d’Etat au Ministère de l’éducation, des sciences, de la recherche et du sport, et M. Branislav Ondruš, secrétaire d’Etat au Ministère du travail, des affaires sociales et de la famille, ont honoré cette cérémonie de leur présence.

La France en Slovaquie

Ambassade de France à Bratislava

 

Remise d’une aide financière à deux organisations slovaques

https://sk.ambafrance.org/Remise-d-une-aide-financiere-a-deux-organisations-slovaques

Mercredi 7 Juin 2017, S.Exc. M. Christophe Léonzi, Ambassadeur de France en Slovaquie, et M. Štefan Petrík, représentant du Groupe Chèque Déjeuner-Up, ont remis deux chèques d’un montant de 5 000€ chacun à deux organisations qui apportent leur aide aux population les plus vulnérables :
• "Samaritain" de Martin (http://www.samaritan.sk/onas.php)
• "Kesaj Tchave" de Kežmarok (http://www.kesaj.eu/projekt/kesaj/ ou https://kesaj.edupage.org/)

 

L’Ambassade de France en Slovaquie a signé avec la filiale slovaque de la Fondation Groupe UP - Le Chèque Déjeuner s.r.o. un accord de partenariat qui vise à soutenir les populations défavorisés, la société civile et les structures de l’économie sociale et solidaire en Slovaquie.

 

Cette année, pour la première fois, le groupe slovaque Up - Le Chèque Déjeuner s.r.o. et l’Ambassade de France ont choisi ensemble deux projets qui concourent à l’améliorer l’enseignement et les soins de santé chez les personnes vulnérables et à développer les activités associées.

 

Gala des bacheliers

27/12/2015 21:42

Le Gala des bacheliers "stužková", est une tradition tres encrée dans la vie scolaire slovaque. Il s´agit pour les futurs bacheliers d´organiser par leurs propres moyens une soirée de gala, de préférence au restaurants, avec tout un programme, menu spécial, musique... a la quelle ils invitent les proffesseurs, parents, amis, partenaires, pour que tout le monde soit témoin de leur passage a la vie adulte. C´est un événement tres important, avec tout un protocole, qui a une répércussion certaine sur la vie des étudiants.

Le Gala des étudiants était le premier, non seulement dans le cadre de notre lycée, mais aussi pour la région, pour les Roms de Slovaquie en général.

La soirée était une réussite a tous les points. Aucune fausse note. Les médias ont largement relayé l´événement, les TV, la presse.. tous étaient au rdv. Ne reste plus qu´a passer le bac :)  L´écrit est en mars, et l´oral début juin! 

Rakúsy, 5.december 2014

05/12/2014 14:00

Notre actualité est relaté pratiquement au jour le jour dans notre calendrier - photo dans la rubrique: 

http://www.kesaj.eu/fr/projekt/foto-kalendar-/

 

 

Reportage sur l´événement du projet  - L´éducation - postulat du changement, organisé au bidonville de Rakúsy 

Au centre de la photo, nous voyons Mgr. Anna Koptová, directrice du Lycée privé de Kežmarok, lors de son allocution au moment de l´ouverture de l´action socio-culturelle  "Ma parole, ma voix", qui était réalisée par les étudiants du Lycée privé de Kežmarok dans le cadre des activités du projet "L´éducation - postulat du changement".  A sa droite,  Mgr. Juraj Jakubec, sous-directeur de l´école élémentaire du village de Rakúsy, et a sa gauche, Mgr. Monika Jurášková, directrice du Centre aéré de Rakúsy.

Ivan Akimov, directeur de l´ensemble Kesaj Tchave

 

 

 

 

 

 

L´ensemble Kesaj Tchave - les étudiants du Lycée privé de Kežmarok

Mgr. Anna Koptová, directrice du Lycée privé de Kežmarok, a a la fin du spectacle remercié tous les participants