Sziget

13 - 14. 8. 2008

A Sziget tout s´est très bien passé. Le festival est carrément pharaonesque, immensissime, démesuré, incroyable, etc., mais avant tout unique et sympa malgré cette prolifération de la foule de tous côtés. Bref, c´est indescriptible, il faut le vivre, fortement recommandé comme expérience unique et positive!


Donc je pense que notre passage a été bien ressenti, le public a très bien suivi et était largement présent à notre spectacle. Comme d´hab. le seul hic, c´était le son. Malgré le haut niveau professionnel, il manquait les micros pour toute la troupe, donc le chant de groupe laissait à désirer, mais dans l´ensemble,  cela n´a certainement pas énormément joué. Le départ était aussi comme d´hab. sous signe d´incertitude totale quand à la participation des musicos. Même après le départ de Kežmarok on n’en savait pas trop, puisque nous devions nous arrêter sur le chemin à Krtíš pour en prendre encore qque uns. Ferko est resté bosser à Prague. La veille était encore prévue la participation de Jožko et Milan comme soutiens efficaces chant et guitare et Stefan, un ancien devait intervenir au niveau danse. Le matin du départ personne de ceux là au rendez vous, ni David qui n´a pas daigné se lever à 6h du mat, et nous n´avions pas pu obtenir la carte d´identité pour Katka, les délais européens pour établir les papiers devenant trop longs. Donc le matin il en manquait pas mal à l´appel (2 des filles de Kubachy ne pouvaient pas venir à cause de la visite à leur père en taule), et au cours de l´arrêt  à Krtíš nous avons débauchée Mira pour sécher ses travaux pratiques et nous rejoindre, malheureusement Andrejka ne s´est toujours pas remise de son appendicite et n´a pas pu faire partie du voyage. Ce qui fait que finalement il restait une place pour Louba qui nous a rejoint en route à Banska Bystrica et à Budapest s´est greffé à nous Béla, un musicien hongrois que nous avons rencontrés à Autrans, plutôt folklo, mais très sympa, il nous a servi de traducteur et nous l´avons inclus dans la deuxième partie du programme. Nous avons étés partout très bien reçus. D´abord à l´ambassade slovaque, qui nous a cofinancée le voyage par le biais de l´Institut Slovaque de Budapest. Ensuite au festival. Marina est très sympa et très compétente. Nous sommes intervenus à 19h avec un programme traditionnel Kesaj de 1h, devant un public de jeunes  qui ont très bien participé. Le second passage était à 1h20 - Miracle! Personne s´est perdu pendant ce temps là, ni aucun incident ne s´est produit. Certainement, l´absence de Maros et David y était pour qque chose. Hélas, leur absence ne s´est pas fait sentir au niveau artistique, on a très bien fait sans eux. Je dis ça par rapport à Maros, qui sous influence familiale veut profiter des coups importants pour ramasser de l´argent. Si on en a, on n’est pas contre, mais il faut quand même faire la part des choses, on est quand même sensés être des potes, et pas uniquement des distributeurs de billets. Et surtout, lors de nos dernières expériences il y a eu toujours abus de l´alcool et interventions de la police. Donc on est contents de s´en être tiré plutôt honorablement sans la participation des poids lourds. Mais ça veut dire que la musique est tenue que par moi et Duško - 12 ans, et Tomas - Danda, qui n´est vraiment pas un crack de la guitare. Dušan était à l´accordéon, mais là aussi, c´était plutôt figuratif. Au niveau du chant nous avons eu un réel soutient avec Stano de Lomnica et Roman Jackson, qui, avec Helene ont très bien assurés vocalement. Pour la danse, les filles de Krtíš ont quand même de beaux restes, surtout Mira avec son éternel fou - rire et Louba avec ses airs de minette qui ne passent pas inaperçue. Et bien, sur Janka, Perla, Rastik et Erik. Stano assurant un max, et Ivana en le suivant. Les autres groupes de notre soirée étaient des groupes bien installés au niveau international, mais justement, il leur manquait un peu de national... 

Dans la seconde partie c´était uniquement pour faire danser le public. Pour nous aucun problème, avec la différence avec nos concurrents, nous on le faisait avec du réel plaisir! On a fini la soirée à 3h du mat. Avec le départ à 6h la veille de Kežmarok, sans repos, c´était une belle performance! Heureusement qu´il y avait une logistique impeccable. Des boissons et bouffe à volonté, ensuite l´hôtel, super. Malgré le couchage à 4h, j´ai réveillé tout le monde pour le petit déjà à 9h, car ça en valait vraiment la peine - du très bon niveau hôtelier et gastronomique - c´était un plaisir de les voir évoluer tous là bas autour des tables pleines à craquer... 

 

Tente tzigane

 

Lieu de rencontre pour tous les passionnés des musiques tsiganes et « de

l’Est », cette scène affirme une programmation engagée, en défendant la

musique tsigane jouée par des tsiganes, et invitant des groupes comme

Kesaj Tchave issu des bidonvilles Roms de Slovaquie ou Sulukule,

musiciens d’Istanbul se battant pour la sauvegarde de leur quartier. Cette

année les pays d’Europe orientale seront à l’honneur avec quelques uns

des plus grands virtuoses de la région: Georgi Yanev, le plus brillant des

violonistes bulgares et son Orpheus Orchestra, le très attendu virtuose roumain

de l’accordéon Ionica Minune et son groupe Kaliarka, Selim Sesler le

maître de la clarinette turque, ainsi que la détonnante fanfare de Macédoine

Kočani Orkestar, qui clôturera le festival.

Comme chaque année, les meilleurs groupes de Hongrie interprèteront

chacun à leur façon la musique des vlachs hongrois : Szilvási Gipsy

Folk Band, Parno Graszt, Romano Drom, et Athe Sam Csapat, créé par les leaders des 6 groupes tsiganes de Budapest les plus actifs, mais aussi de nouvelles formations com-me Pujara et Matild & ROMengi ZOR.

Scène tsigane

Depuis plusieurs années, de

nombreux tsiganes ont quitté leur

pays et immigré vers « l’Ouest »,

la scène tsigane accueillera ainsi

Traio Romano, roumains basés

en France n’ayant pas oublié

l’ambiance des fêtes tsiganes de

Transylvanie, ou Adrian Gaspar

Gipsy Combo jeunes tsiganes

des balkans nés à Vienne, qui mêlent

rythmes bulgares et jazz. C‘est

aussi l’occasion pour des groupes

comme Acquaragia Drom et

Terne Chave de présenter leur

nouvel album. N’oublions pas les

polonais Vanessa i Sorba, avec

une musique proche de leurs voisins

russes, ni La Caravane Passe,

avec leur folklore imaginaire tsigane

mélangeant rythmes des

balkans, chanson russe, et délires

hip-hop.

La première soirée se clôturera

par un bal tsigane où l’on pourra

apprendre les danses de Slovaquie

et de Roumanie, les nuits

suivantes seront scandées par

les meilleurs Djs du moment, avec

Goulasch Exotica de Budapest,

Gipsy Sound System

avec DJ Olga et Dr Schnapps

de Suisse, et le DJ des nuits parisiennes

tsiganes, DJ Tagada !