Ambassade de France a Bratislava

 
 
Nous avons la chance d´avoir des rapports privilégiés avec l´Ambassade de France a Bratislava. Mr. Jean-Marie Bruno, ancien ambassadeur de France en Slovaquie s´est exprimé que Kesaj Tchave est la vitrine des bonnes relations franco - slovaques...
 
Mr. Henry Cuny, ambassadeur durant la période 2002 - 2006, fait état de sa rencontre inspirative avec Kesaj Tchave, dans son roman  "L´hiver nous demandera ce qu´on a fait l´été".
 
Mr. Didier Lopinot, actuel ambassadeur, a remis personnellement la médaille de l´Ordre du Mérite National à Ivan Akimov à Kežmarok.
 
 
Nos relations avec la France datent depuis toujours... par le parcours d´Ivan Akimov, qui, depuis son émigration en 1968, a trouvé en la France sa seconde patrie...
 
D´une manière plus institutionnalisée, Kesaj Tchave a participé dans les années 2007 - 2010, au Programme Roms et Voyageurs, initié par le Ministère des Affaires Étrangéres francais, sous la gestion de la Fnasat. 
 
 
 
 
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Nouvel épisode du webdocumentaire consacré à la Slovaquie (8 mars 2012)

Je voudrais attirer votre attention sur le nouvel épisode du webdocumentaire du Quai d’Orsay consacré à la Slovaquie. Ce webdocumentaire est accessible en ligne sur le site du ministère des Affaires étrangères (https://destinations.diplomatie.gouv.fr).

Ce nouvel épisode permettra aux internautes de découvrir la diplomatie française au quotidien en Slovaquie, membre de l’Union européenne depuis 2004, la diversité de ses programmes de coopération qu’ils soient économiques, sociaux ou culturels.

Ce septième épisode vient compléter la mise en ligne des épisodes consacrés à l’Algérie, au Pérou , à la Géorgie, aux Territoires palestiniens, à l’Egypte et au Kenya.

Le Quai d’Orsay poursuit avec le webdocumentaire, la diversification de sa communication numérique et son ambition en matière de diplomatie numérique dans trois domaines :

le service public - les conseils aux voyageurs et l’action consulaire,

les priorités de la politique étrangère de la France,

le rayonnement et l’image de la France dans le monde.

 

 

Kežmarok

En attendant le grand départ, nous avions à affronter d´autres événements, tout aussi importants, mais moins périlleux quand-même. En premier lieu, la remise de la distinction de l´Ordre national du Mérite, dont la République Française m´a fait l´honneur de me gratifier. Si je mentionne cet événement privé, c´est pour souligner tout d´abord que le mérite de la distinction revient aussi à tous ceux, qui autour de moi, sont dans la même démarche, et oeuvrent à ce que nous puissions continuer jusque là. Et aussi pour constater, que la cérémonie de la remise de la médaille, organisée par l´Ambassade de France en Slovaquie, avec un énorme retentissement médiatique, a eu des retombées positives sur la marche de notre association et sur nos activités.

Tout le volet pédagogique de notre action, notre lycée privé qui s´adresse en premier lieu aux étudiants roms originaires des colonies-bidonvilles de la région, contrairement à ce que l´on pourrait croire, rencontre beaucoup de contrariétés de la part des institutions, qui de par la définition du bien-fondé de leur existence, devraient oeuvrer au soutien d´activités telles que les nôtres, sont en réalité dans une démarche tout à fait contraire, elles nous mettent des bâtons dans les roues, pour parler simple. Ainsi, lors de la dernière réunion des conseillers pédagogiques de la région, nous avons été désignés par certains comme „la honte de l´enseignement slovaque“! Alors, que personne ne nous connaît en réalité, les collègues se sentent sans doute agressés dans leurs amour-propre, en nous voyant nous investir là, où tout le monde a échoué – l´enseignement en milieu rom. Et pourtant, nous sommes on ne peut plus discrets, il ne nous viendrait pas à l´idée de se venter ou prétendre apporter des solutions, car il n´y a pas de quoi se vanter, ni de solutions toutes trouvées, à part celle d´un investissement personnel démesuré. L´ambassadeur de France en Slovaquie, SE Mr. Didier Lopinot, en venant remettre la médaille de l´Ordre national du Mérite, directement chez nous, a signifié la reconnaissance de notre action au plus haut niveau, et les calomnies ont, pour du moins momentanément, cessées. En effet, lors de la cérémonie au château de Kežmarok, étaient présents les représentants officiels de la ville, quelques amis, parmi les quels nos chers Carrets, et une flopée de journalistes, puisque c´est l´ambassade de France qui organisait le tout. Alors l´information est passée a l´Agence de presse nationales, et tout à coup tous les médias étaient curieux de découvrir qui était ce fameux chevalier décoré par la France, que personne ne connaissait. Car c´était ca, avant tout, qui les intéressait et qu´ils n´arretaient pas de souligner – la France reconnait les mérites slovaques de quelqu´un que la Slovaquie n´a jamais songée a reconnaître.

Cela faisait un bout de temps que nous ne trouvions pas un moment opportun avec l´ambassade pour la remise de la médaille, alors lorsque la date du 29 mai fut proposée par le secrétariat de l´ambassade, nous avons tout de suite accepté. Mr Didier Lopinot, ambassadeur de France a fait le déplacement, nous nous sommes déjà rencontrés auparavant, heureusement, je savais que c´était un homme d´expérience et de sang froid, car la suite des événements allait mettre à l´épreuve ses qualités de diplomate chevronné. La tout devait commencer à 13h pile, à 12h30 je courais encore en vitesse m´acheter une chemise convenable pour ma veste de costume et le noeud papillon que je voulais inaugurer, je n´avais absolument pas le temps avant, car dés le matin j´avais à mes trousses 3 équipes de télé qui voulaient absolument filmer le tout, l´école, le bidonville, le ramassage des gosses, etc. Tout se passe très bien, je réussi à trouver une liquette convenable du premier coup, et je file à l´encontre de Mr. l´ambassadeur qui arrive avec une petite demi-heure d´avance. Tant mieux, comme ca je pourrais l´accompagner moi-même au château, en bavardant un peu sur le chemin. Nous arrivons dans la cour du château pile à 12h55, tout le monde est là, je suis sidéré par la foule des journalistes, il fait un froid de canard, on ne va pas s´attarder, on monte les escaliers pour accéder à la grande salle de réception du château. Les caméras tournent, les Kesaj chantent, j´ouvre la porte pour laisser entrer nos invités de marque. La porte est fermée. Vite un coup d´oeil aux alentours, personne du château à portée de main. Sourire, la caméra tourne, il fait froid, on ne va pas rester là une éternité. Heureusement, un journaliste de la première chaîne des infos a la bonne idée de faire une interview de l´ambassadeur, qui malgré le froid glacial répond avec un sourire chaleureux, et explique le comment et pour quoi de la médaille. Moi, frais chevalier frigorifié, j´essaie vainement de forcer le portail qui résiste comme au moyen-âge, je ne peux pas donner de coup de pied, toujours ces fichues caméras à tout filmer en direct, alors en souriant béatement dans les objectifs j´essaie de joindre la directrice du musée du château, qui m´explique, au bord de la crise cardiaque, que tout a été changé hier à la dernière minute, rien n´était prévu pour aujourd´hui, la salle n´est pas prête. Comme si rien n´était, avec mon sourire le plus enjoué dans la caméra et ma voix la plus furieuse dans le micro de mon portable, j´enjoins le gardien du château de m´ouvrir sur le champ, sinon je fais un malheur, il ne faut pas se fier à mon sourire, c´est pour la caméra, je sais être un monstre en privé. Le gardien, impressionné, cède devant mon sourire féroce et ma détermination non moins féroce, et le temps que Mr. Lopinot, ambassadeur de France, finisse son interview, nous pénétrons enfin dans les entrailles de ce château, qui a failli devenir pendant ces quelques minutes d´étérnité un château d´horreur, mais il n´en fut rien, et c´est dans une magnifique salle chauffée à point, que nous nous sommes en fin de compte retrouvés. Tout est bien qui finit bien, et là, il en fut de même, comme dans les contes de fées, car, vraiment cette distinction était tout ce qu´il y a de plus inattendu, et tous les Kesaj, présents dans la salle, se sont retrouvés intronisés chevaliers de la bonne conduite et du labeur pour la bonne renommée des siens, du moins c´est comme ca que je leur ai expliqué l´événement, et ils en étaient très fiers. S´en est suivie, à notre bonne habitude, une petite visite de l´école, avec démonstration Kesaj, musique, danse, balalaïka...


 

 

 

Par un beau jour du mois de juin, nous avons reçus la visite de Christian Léonzi, ambassadeur de France en Slovaquie. Nous avons d’excellents rapports avec l’ambassade, et c’est avec grand plaisir que nous avons accueilli, en début d’après-midi, une petite délégation, avec son excellence et ses quelques proches collaborateurs. Nous n’étions pas les seuls dans le comité d’accueil, juste au moment quand nos invités de marque franchissaient le portail de notre établissement, de l’autre côté de la cour, arrivait, par l’autre entrée, une délégation de la gendarmerie de la ville. Eux, ils n’étaient pas invités, encore moins conviés, c’est tout à fait délibérément, de leur propre chef, qu’ils se sont joints à nous. Pas pour faire la fête, mais pour verbaliser. Nuisances sonores. Nos voisins anonymes, car nous ne savons toujours pas d’où proviennent ces mesquines dénonciations, ont alerté la maréchaussée qu’il y avait des nuisances sonores dans le parc industriel dans lequel nous avons élu domicile, et que les hurlements stridents des scies électriques sont remplacés par de la musique, ce qui est insupportable, alors vite, les flics, sans préavis ni discussion, tout de suite la prison. Heureusement, nos gendarmes n’ont pas pêché par excès de zèle, voyant les plaques d’immatriculation du corps diplomatique des voitures, ils se sont ravisés, ont rangé leurs carnets de contreventions et ont battu sagement en retraite. C'est-à-dire, juste un peu avant l’arrivée de son excellence, nous avons profité de quelques minutes que nous avions à notre disposition, et nous avons mis au point sommairement, mais avec de la verve et conviction, la chanson Solenzara. C’est un vieux classique corse, sachant que Mr. L’Ambassadeur est originaire de l’Île de Beauté, nous avons voulu faire cette petite surprise, peut-être pas très finaude, mais l’intention y était. Solenzara est très mélodique, c’est un air qui colle instantanément dans les oreilles, en plus le mode harmonique correspond aux modulations tsiganes, rien d’étonnant que ce fut un succès immédiat auprès de nos troupes, qui l’ont tout de suite adopté, à grand renfort de décibels, les voix partaient comme en Corse, jusqu’aux cimes des montagnes qui nous servent de cadre. Nos voisins, selon toute évidence, sans le moindre penchant insulaire, n’ont pas hésité une seconde et ont fait le numéro de la police, qui n’avait pas d’autre choix que de venir, pour empêcher l’irréparable, sans que l’on sache lequel… Ceci est juste pour illustrer l’état des lieux et des personnes qui les occupent. Pourtant nous n’avons pas beaucoup de répétitions, elles ne durent pas longtemps, car il faut attraper les bus ensuite, et il suffit de me dire une fois, j’aurais tout de suite réduit le niveau sonore, ou arrêté la répétition, je déteste déranger qui que ce soit avec ma musique. C’est presque maladif chez moi. Hélas, il faut bien constater que nos chers voisins ont un penchant sournois, jamais ils ne sont venus parler, s’arranger avec nous, dès qu’il y a un peu de bruit, ils appellent les pandores. C’est pénible, car, toujours que dans la défensive, il ne serait venu à l’idée de personne de se plaindre de ces dénonciations, nous sommes automatiquement persuadés que nous avons tort, un beau vieux réflexe tsigane, et les petits bourgeois   peuvent alors faire la loi, et nous menacer de sévères représailles si nous voulions continuer.  Vu, que nous sommes censés d’être avant tout un lycée, et pas une école de musique, avec toujours cet éternelle appréhension de se voir accusés de danser et de chanter au lieu de faire des maths et de ma chimie,  nous battons sagement en retraite, alors que nous ne sommes pas dans notre tort, au contraire, on devrait nous féliciter de faire quelque chose de notre propre initiative et sur nos propres fonds avec ces pauvres mômes, mais cela, il ne faut pas rêver, ce n’est pas pour demain, ni pour après-demain… Grâce à la présence du corps diplomatique français le pire est évité, nous pouvons même réitérer la chose, et Mr. l’ambassadeur a droit à la Solenzara ainsi qu’à une petite vingtaine de minutes de notre répertoire, nous ne voudrions pas l’accaparer plus.  Manifestement, l’assistance apprécie fort bien notre prestation, et il ne serait venu à l’idée à personne de s’en plaindre et encore moins d’appeler police secours. Nous faisons une brève présentation de l’établissement à nos hôtes et nous les accompagnons à la sortie, sans que les gendarmes aient à intervenir. Les voisins ont dû ronger leur frein, ils nous le rendront une autre fois…   En partant, l’ambassadeur m’a dit qu’il songeait à présenter notre projet à un sponsor, une entreprise française en Slovaquie qui soutient régulièrement des actions dans notre genre. Toujours marqué par mon passé de show biz, je pensais que c’était plus ou moins une formule de politesse, et que ça en resterait là. Décidément, il faudrait que je fasse une cure de désintox de mon passé où l’on racontait n’importe quoi et on promettait la lune à tout un chacun qui voulait y croire, sans que rien ne se réalise, bien sûr… Là, c´était différent. Une ou deux semaines après j’ai reçu un coup de fil de l’ambassade, suivi d’un dossier tout ce qu’il y a de simplissime, et dès que nos calendriers respectifs l’ont permis, nous étions reçus à la résidence de l’ambassade de France, pour se voir remettre un chèque de la Fondation UP des chèques restaurants du même nom. Aussi simple que ça. Il y avait les médias, des secrétaires d’état, des amis, et Helena et moi, un peu déconcertés quand même de se voir ainsi récompensés, alors que dans notre entourage immédiat on appelle la police pour nous appréhender en termes de récompense…   

 

La France en Slovaquie

Ambassade de France à Bratislava

Remise d’une aide financière à deux organisations slovaques

 

https://sk.ambafrance.org/Remise-d-une-aide-financiere-a-deux-organisations-slovaques

Mercredi 7 Juin 2017, S.Exc. M. Christophe Léonzi, Ambassadeur de France en Slovaquie, et M. Štefan Petrík, représentant du Groupe Chèque Déjeuner-Up, ont remis deux chèques d’un montant de 5 000€ chacun à deux organisations qui apportent leur aide aux population les plus vulnérables :
• "Samaritain" de Martin (https://www.samaritan.sk/onas.php)
• "Kesaj Tchave" de Kežmarok (https://www.kesaj.eu/projekt/kesaj/ ou https://kesaj.edupage.org/)

 

Mme Oľga Nachtmannová, secrétaire d’Etat au Ministère de l’éducation, des sciences, de la recherche et du sport, et M. Branislav Ondruš, secrétaire d’Etat au Ministère du travail, des affaires sociales et de la famille, ont honoré cette cérémonie de leur présence.

 

L’Ambassade de France en Slovaquie a signé avec la filiale slovaque de la Fondation Groupe UP - Le Chèque Déjeuner s.r.o. un accord de partenariat qui vise à soutenir les populations défavorisés, la société civile et les structures de l’économie sociale et solidaire en Slovaquie.

 

Cette année, pour la première fois, le groupe slovaque Up - Le Chèque Déjeuner s.r.o. et l’Ambassade de France ont choisi ensemble deux projets qui concourent à l’améliorer l’enseignement et les soins de santé chez les personnes vulnérables et à développer les activités associées.

 

Expo Photo des Carrets a Bratislava, 3.11.2018 

https://www.fnasat.asso.fr/programmerom/accueil.htm