Visages du Monde

 
 
 
Costaud, le festival. Pas tant le festival, que tout ce qui a tourné autour, et il faut bien l´avouer, tout était de notre ressort... Déja, en arrivant, dasn le bus, Perla s´est ramassée une baigne de la part de Dushko qui voyait d´un mauvais oeil les avances que lui faisait Babovka, et n´a pas hésité une seconde, il a remis Perla en place avec une mandale bien envoyée. On a beau intervenir avec Helena pour calmer le jeu, chez nous ca ne se passe pas comme ca, mais le mal est fait, et la réaction de Perla ne se fait pas attendre, elle tombe dans les pommes, et cela a plusieures reprises, a l´improviste, comme ca, comme ca vient, quand ca lui prend. Une fois que s´est passé, tout va bien, mais sur le coup, personne ne pouvait savoir si ces syncopes ne sont pas dues au coup qui a été porté au niveau de la tete, et si une séquelle plus grave n´en a pas suivie. Donc, ambiance... Et cela durant tous les jours qui ont suivis cet incident. Mais, cela, on en parlera une autre fois en autres lieux. Donc apres cet justice expéditive rendue sur le champ suit quand meme une prestation honnete, bien envoyée, comme a l´habitude. Cela se corse apres le spectacle, quand on doit aller se coucher. L´hébergement était arrangé par les bons soins d´Olivia, une étudiante qui était venue avec d´autres copains passer quelques jours chez nous en été, et voulait ainsi nous rendre service. C´était tres sympa, mais l´enthousiasme ne comble pas le manque de compétences, ou plutôt leur absence totale. Bref, déja en partant du bus au lieu d´hébergement Olivia a réussie a nous perdre, a minuit bien passé, elle est partie avec la moitié du groupe, me laissant avec le reste de la troupe en plein milieu de la ville, sans m´avoir donné ni l´adresse, ni aucune indication comment accéder au lieu d´hébergement. Je suis resté planté la, avec presqu´une vingtaine de mômes, n´ayant aucune idée ou nous nous trouvions, le portable était a plat, de toute maniere Olivia était non joignable, un léger crachin ajoute du peps a l´ambiance, et l´heure filait a toute allure. Les plus petits commencaient a etre fatigués, il y avait de quoi, et les plus grands n´en menaient pas large. Ne restait qu´a esperer qu´une patrouille de police passe par la, bien que je ne voyais pas comment j´allais leur expliquer que je sais pas ou je suis ni ou je veux aller, et que j´ai avec moi 20 gosses et qu´il n´est pas loin de 2h du matin. La, un miracle s´est produit. De la brume est sortie une silhouette d´un cycliste dans le quel on reconnu en pote de nos potes de Cergy, et qui passait par la par hasard, a 2h du mat´, et lui, il savait ou on créchait et nous y a amené dare dare. 
Arrivés sur les lieux, une autre surprise nous attendait. L´hébergement était prévu dans une colloc d´étudiants, avec des conditions spartiates, matelas par terre, dans deux pieces de passages, pas chauffées, avec des gros murs en pierre de taille. Mais le pire était, que le étudiants étaient en train de faire un petit sitting, de bavarder, siroter de la biere, et n´avaient aucune envie de se coucher, et ne se rendaient absolument pas compte qu´il est presque 3h du matin, et que nous aurions bien aimé nous coucher, nous, sans parler des petits, dont la moyenne d´age était de 10 ans et qui auraient du etre au lit depuis belle lurette. Difficille de rester calme en de pareilles circonstances. Mais il le faut, c´est indispensable, ca ne sert a rien de s´énerver, de toute maniere les jeunes sont trop jeunes pour avoir un sens de responsabilités quelquonque, alors on se couche comme on peut et on fait avec. 
Inutile de dire que la nuit fut courte et que le matin nous n´avons pas trainé pour monter dans le bus pour prendre le large. Petit bémol, gros coup de fil, soi disant qu´on a piqué ceci ou cela. Vérification drastique faite, nos gars se sont servi dans les champoings et les parfums, c´est pas tres malin, mais ce n´est pas la peine d´en faire tout un bazar. Bien sur, on remet les pendules a l´heure, mais on est contents de filer au plus loin et on avale les kilometres de plus belle...